
[ Il y a un risque
c'est qu'ils nous donnent du mépris pour la vie
ouah ! le dégoût...le dégoût de tout
et ce qu'ils risquent
c'est enfin qu'on leur montre que l'on reste stoïque
que l'on existe]
Les dimanches d'automnes ont quelquechose de pesant qui donne envie de les passer au lit à la manière d'un chat. Un livre et du thé à porter de main et se laisser aller à contempler le temps qui passe.
Finalement je n'aime pas plus les dimanches que les lundis. Une journée au milieu d'une infinité de jours où il faut faire tout ce qu'on ne fait pas les autres jours, une journée de pause au milieu d'une semaine déréglée où finalement on ressasse toutes les obligations sans en faire aucune. Les dimanches sont des ultimatums dont je repousse immuablement l'échéance.
Et le lundi recommence une semaine de journées lycéennes.
[ Il y a un risque
de voir que leurs esprits sont travestis
hors sujets sans intérêt
et ce qu'ils risquent
c'est enfin qu'on leur montre que l'on reste égoïste
que l'on résiste]
CHAVIRÉ, ÉE, part. passé et adj.
I.
II.
Ils [les mendiants] sont les béquillants,
Les chavirés et les bancroches;
Et leurs bâtons sont les battants
Des cloches de misère
Qui sonnent à mort sur la terre.
VERHAEREN, Les Villes tentaculaires, Les Campagnes hallucinées, 1895, p. 63.
[ Il y a un risque et on s'en fout fou
il y a un doute mais on s'en fout fou
c'est le mépris un état d'esprit
il y a un risque]
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